jeudi 14 juin 2018

Les banques françaises continuent de comprimer les effectifs

Le nombre d’agences bancaires recule moins vite dans l’Hexagone qu’ailleurs en Europe.

Loic Venance / AFP
Si l’industrie bancaire reste l’un des premiers employeurs du secteur privé en France, le nombre de salariés de banques ne cesse de baisser, année après année, depuis 2011. L’an dernier, les effectifs ont reculé de 1,2 %, après un repli de 0,3 % en 2016.
 
Les banques ont certes recruté 42 200 personnes en 2017, sur un effectif total de 366 200 postes, essentiellement des conseillers clientèle et dans les métiers de l’informatique et du risque. Un nombre en hausse par rapport à 2016 (+ 2,7 %). Mais ces embauches ne compensent pas le nombre de départs.
 
« Cette tendance ne devrait pas s’inverser à l’avenir, prévient Marie-Anne Barbat-Layani, la directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF). Les gros bataillons des emplois sont dans les réseaux d’agences, or ces derniers vont continuer à se concentrer parce que les Français fréquentent moins leurs agences. » Les Français ayant massivement opté pour leur smartphone ou leur ordinateur pour effectuer leurs opérations bancaires courantes, le nombre de points de vente ne repartira pas à la hausse dans les prochaines années. Les fermetures s’opèrent pourtant encore à feu doux dans l’Hexagone, quand des pays voisins n’ont pas hésité à sabrer une partie importante de leur réseau.
 
« Les banques françaises se restructurent moins qu’ailleurs »
 
Selon les derniers chiffres de la Banque centrale européenne (BCE), la France comptait 37 209 agences en 2017, un niveau quasiment stable par rapport à l’année précédente (– 0,1 %). Entre 2009 et 2017, leur nombre a diminué de près de 3 % en France, alors qu’il a reculé de plus de 17 % en Allemagne, de plus de 38 % en Espagne et de plus de 48 % aux Pays-Bas. En moyenne, sur cette période, les réseaux au sein de la zone euro ont perdu plus d’un cinquième de leurs points de contact.
 
« La contraction de l’emploi dans la banque s’avère beaucoup plus mesurée en France qu’ailleurs en Europe parce que les banques françaises... L’accès à la totalité de l’article est protégé.
 
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