vendredi 19 janvier 2018

La Société générale envisage de recourir à une rupture conventionnelle collective

L’entreprise a annoncé fin novembre vouloir fermer 300 agences et supprimer 900 postes supplémentaires d’ici à 2020. En tenant compte des annonces précédentes, cela conduirait à fermer 500 agences et supprimer 3 450 postes entre 2016 et fin 2019.
 
Lors d’une négociation liée à la réorganisation du réseau d’agences, la direction de la Société générale a proposé de procéder à des départs volontaires via une rupture conventionnelle collective. L’entreprise qui employait 18 500 personnes fin 2017 dans le réseau en France a annoncé fin novembre vouloir fermer 300 agences et supprimer 900 postes supplémentaires d’ici à 2020. En tenant compte des annonces précédentes, cela conduirait à fermer 500 agences et supprimer 3 450 postes entre 2016 et fin 2019.
 
Pour y parvenir, la direction a présenté, vendredi 19 janvier, aux syndicats un « premier projet de texte » comprenant des « mobilités géographiques et fonctionnelles », de la formation et des « départs volontaires », a résumé Monique Motsch (CFDT). Sur le dernier point, « la direction a évoqué la possibilité de recourir à une rupture conventionnelle collective », a-t-elle ajouté.
 
La direction de la Société générale prête à la négociation
 
La direction de la Société générale a confirmé son intention, dans le cadre de la transformation de son réseau de banque de détail, d’ouvrir « une négociation concernant un projet d’accord portant sur un dispositif de rupture conventionnelle collective ». Elle a assuré que « ces suppressions de postes se feraient sans départs contraints. Cet accord-cadre prévoyant les mesures d’accompagnement envisagées sera prochainement présenté et discuté avec nos partenaires sociaux ».
 
 
Pour mener à bien la transformation du réseau France, la direction indique envisager « en priorité des mobilités internes, des départs naturels (retraite,…) » et « la possibilité de départs volontaires ».
 
La CFDT a exprimé des « doutes » sur ce dispositif issu de la récente réforme du code du travail, et qui nécessite un accord majoritaire des syndicats. « On n’est pas là pour négocier des zéros sur un chèque » de départ, mais pour négocier le meilleur « reclassement » possible pour les employés, selon Mme Motsch. Selon diverses sources syndicales, il reste 2 500 suppressions de postes à réaliser d’ici à 2020. La banque s’est engagée à ne pas faire de licenciements secs jusqu’en février 2019, dans un accord signé avec des syndicats, a toutefois nuancé Mme Motsch.
 
Mais la CGT a écrit dans un récent tract que les « 1 200 départs possibles en retraite (ou transition d’activité) » rendent l’équation « beaucoup plus compliquée qu’elle n’apparaît de prime abord », évoquant une « menace de licenciement » brandie par la direction.
 
Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le
 

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