mercredi 9 août 2017

La réforme du travail amènera "précarité" et "dumping social" (Hommeril)

Les ordonnances réformant le code du travail n'amèneront que "précarité" et "dumping social", a estimé ce mercredi François Hommeril, le président de la CFE-CGC, qui n'y voit qu'une "énième réforme libérale du marché du travail". "Nous allons nous retrouver face à une énième réforme libérale du marché du travail, la voiture-balai des fantasmes du Medef, qui amènera de la précarité supplémentaire et du dumping social", déclare M. Hommeril, dans une interview aux quotidiens régionaux du groupe Ebra à paraître jeudi. Les ordonnances doivent être présentées le 31 août par le gouvernement, mais elles ont déjà fait l'objet de deux mois de concertation avec les partenaires sociaux.
 
Le leader du syndicat de l'encadrement a eu "le premier signal d'alerte" lorsque la ministre du Travail Muriel Pénicaud lui a dit avoir entendu, lorsqu'elle dirigeait Business France, "des milliers d'avocats des fonds financiers étrangers (lui) dire qu'ils n'investissaient pas en France à cause du code du travail". "C'est gouverner la France en prenant le parti de l'étranger !" dénonce François Hommeril. "Ce ne sont pas les avocats des fonds anglo-saxons qui vont faire la loi française."
 
Malgré son opposition farouche, il ne se joindra pas à l'appel à manifester du 12 septembre, dont le "mot d'ordre est largement lié à un agenda interne à la CGT". "Manifester n'est pas trop dans nos gènes", explique-t-il, tout en appelant, "à la rentrée, à l'expression la plus forte et la plus coordonnée des organisations" syndicales.
 
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M. Hommeril appréhende également le deuxième grand chantier que le gouvernement compte lancer à l'automne, la réforme de l'assurance chômage. Emmanuel Macron souhaite passer d'une gestion par les partenaires sociaux à une gestion tripartite avec un pilotage de l'Etat, et basculer une partie du financement du régime des cotisations salariales vers la CSG. "C'est l'agression la plus grave qu'on peut imaginer contre le système paritaire français", selon le syndicaliste.
 
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