lundi 25 juin 2018

⁨ Des mesures encourageantes en faveur de l'emploi des handicapés

COMMUNIQUÉ CFTC
Pantin,  le 11 juin 2018

DES MESURES ENCOURAGEANTES EN FAVEUR DE L’EMPLOI DES PERSONNES HANDICAPÉES
Alors que l'emploi des travailleurs handicapés se dégrade, une première concertation (15 février-31 mai) a réuni les acteurs concernés avec l'objectif de réformer leur obligation d'emploi. A l'issue de cette première phase, un rapport a été rendu le 5 juin 2018 en présence de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap. Son titre ? « L'emploi des travailleurs handicapés : Tous concernés, tous mobilisés ».
Cette concertation a rassemblé des associations de personnes handicapées, des chefs d'entreprise, des représentants de branches professionnelles mais aussi les partenaires sociaux, dont la CFTC. L’occasion pour la confédération de saluer de nombreuses propositions. Parmi elles : la priorité donnée au milieu ordinaire, le maintien de l'obligation d'emploi à 6%, la fin de l'exonération du ministère de l'Education nationale de sa contribution au Fiphfp à compter de 2020, la prise en compte de tous les statuts pour répondre à l'obligation d'emploi (stagiaire, périodes de mise en situation professionnelle, intérimaire, titulaire de contrats aidés, alternants), la limitation à un renouvellement pour l'agrément des accords ou encore le maintien d'une minoration pour les seniors en situation de handicap particulièrement touchés par le chômage.
En outre, à compter du 1er janvier 2020 toutes les entreprises devront déclarer leurs actions en faveur de l'emploi de travailleurs handicapés, y compris les TPE qui ne sont pas assujetties à l'obligation d'emploi afin de « rendre visible leur effort  et de renforcer la mobilisation collective ».
Enfin, tous les cinq ans, un grand débat parlementaire permettra d'apprécier l'impact de la politique en faveur de l'emploi des personnes handicapées, notamment celui du taux de l'obligation d'emploi de 6%. Un taux ambitieux mais nécessaire. Cette série de mesures sera-t-elle suffisante pour l’atteindre alors qu’aujourd’hui encore près de 500 000 personnes handicapées sont au chômage ?
Sophie Cluzel, la secrétaire d'Etat chargée des personnes handicapées promet qu’il ne s’agit que d’une première étape. Dont acte.
Une deuxième phase de concertation va s'ouvrir de juin à septembre 2018 en s'appuyant sur le rapport que doit remettre Dominique Gillot, présidente du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées), le 11 juin relatif à l'emploi des travailleurs handicapés et à la conciliation de la vie personnelle et professionnelle des aidants. Des thématiques qui sont chères à la CFTC.
C’est pourquoi la Confédération, et ses représentants sont décidés à prendre toute leur place dans cette seconde concertation et continueront à œuvrer pour l’accès à l’emploi des travailleurs handicapés. 
  Contact presse CFTC – Paul mercier – 06 33 26 08 71 – presse@cftc.fr

vendredi 22 juin 2018

BPCE sur le point de sceller le sort du Crédit Foncier

Chez BPCE, on sait pour le moment qu'« aucune décision n'est prise » mais on précise que le sort du Crédit Foncier sera bien scellé dans les prochains jours. - Photo AFP
A cause d'une rentabilité insuffisante, l'établissement spécialisé pourrait mettre un terme à ses activités. Le patron de BPCE, Laurent Mignon, a exposé différents scénarios aux syndicats du Crédit Foncier en début de semaine et doit se prononcer dans les prochains jours.

Aux manettes de BPCE depuis à peine quelques semaines, Laurent Mignon s'apprête à prendre la première décision forte de son mandat. Il doit décider dans les tout prochains jours de l'avenir du Crédit Foncier, cette filiale de BPCE spécialisée dans le financement immobilier dont le sort est resté en suspens depuis l'annonce du plan stratégique de la banque mutualiste en novembre 2017. « Nous devons déterminer comment assurer une rentabilité pérenne du Crédit Foncier, ce qu'il n'est pas parvenu à faire jusqu'à présent », avait alors fait valoir celui qui était alors président du groupe BPCE, François Pérol.

En cause, les performances de cette filiale qui ne sont pas très flatteuses : à fin 2017, le Crédit Foncier affichait un résultat net part du groupe de 33 millions d'euros pour 3,7 milliards de capitaux propres part du groupe. Sept mois après la présentation du plan stratégique, le groupe veut trancher.

Plusieurs scénarios

Convoqués en intersyndicale par  Laurent Mignon ce lundi, comme l'a révélé l'Agefi, les représentants des salariés du Crédit Foncier se sont en effet vus présenter cinq scénarios pour permettre à cette filiale de se conformer aux exigences de rentabilité de son actionnaire.

Le premier consiste à poursuivre l'activité du Crédit Foncier en engageant une réduction de son réseau d'agences - 119 points de vente à fin 2016 et de ses effectifs - soit aujourd'hui 2.400 personnes. Le second consiste pour BPCE à céder en partie ou en totalité cette filiale, le troisième à mettre un terme aux activités du Crédit Foncier tout en reclassant ses effectifs au sein des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne. Deux autres scénarios ont aussi été évoqués : la mue du Crédit Foncier en une véritable banque universelle ou, à l'opposé, sa mise en extinction.

Aux yeux des organisations syndicales, un seul scénario paraît crédible. « Trouver un acquéreur n'est pas aisé et BPCE n'a cessé de  réduire notre activité depuis la crise , il est donc peu probable qu'il investisse pour transformer le Crédit Foncier en banque universelle... Une mise en run-off immédiate présenterait un risque d'image majeur pour BPCE. Il est donc probable qu'on s'oriente vers un arrêt des activités avec le maintien d'une structure pour gérer les encours de crédit du Crédit Foncier et un reclassement des effectifs dans le groupe BPCE », estime une représentante CFDT. 

Celle-ci craint donc surtout le manque de capacité de BPCE à réintégrer les effectifs du Crédit Foncier : « Le plan stratégique de BPCE est très contraint et prévoit déjà des baisses d'effectifs. » De source proche de la direction, on indique toutefois que tout sera mis en oeuvre pour préserver les équipes du Foncier et mener « un processus social responsable »


Vents contraires

Intégré au groupe BPCE dès le rapprochement des Banques Populaires et des Caisses d'Epargne en 2009, le Crédit Foncier a fait face à de nombreux vents contraires ces dernières années. Après avoir dû apurer des portefeuilles d'actifs titrisés liés à son expansion internationale, le Crédit Foncier a comme l'ensemble du secteur fait face à un environnement réglementaire contraint et un contexte de  taux d'intérêt faibles. L'absence de dépôts a alors largement pesé sur la rentabilité de ses fonds propres. « Le groupe pointe que le ROE du Crédit Foncier est de 1 %, mais ils ne prennent pas en compte l'intérêt des compétences de cette filiale pour les banques et les caisses », déplore un responsable syndical.

Chez BPCE, on indique que pour le moment « aucune décision n'est prise », mais on précise que le sort du Crédit Foncier sera bien scellé dans les prochains jours. Le sujet est par ailleurs à l'ordre du jour du comité de groupe de BPCE fixé au 3 juillet.

Sharon Wajsbrot Le 20/06 à 17:18

mercredi 20 juin 2018

Les jours du Crédit Foncier sont comptés

BPCE s'apprête à régler la question du prêteur spécialisé, qui n'a plus de modèle économique. Ses activités pourraient être éclatées au sein du groupe.
(Photo DR)
Fin de partie pour le Crédit Foncier chez BPCE. Le spécialiste du crédit immobilier, racheté par les Caisses d’Epargne en 1999, n’avait plus vraiment de modèle économique viable depuis la crise financière. Son actionnaire a décidé d’en tirer les conséquences. Il devrait décider dans les prochains jours de mettre fin aux activités de l’établissement dans son périmètre actuel.

Les réflexions courent depuis au moins un an. Le groupe a élaboré cinq scénarios, que Laurent Mignon, successeur de François Pérol à la présidence de BPCE, a présentés lundi à l’intersyndicale du Crédit Foncier. Certains d’entre eux comme le statu quo ou la transformation en banque généraliste, sont irréalistes. D'autres, comme une cession en partie ou en totalité, ou une mise en gestion extinctive du jour au lendemain, butent sur l'absence d'acquéreurs et sur les questions sociales.

114 milliards d'euros d'encours

L'option la plus probable consisterait donc à éclater les activités du Crédit Foncier au sein de BPCE, chaque Caisse d’Epargne et Banque Populaire reprenant une partie des équipes. Le stock d’encours, de 114 milliards d'euros fin 2017, serait géré en run-off dans une structure dédiée.

BPCE confirme les réflexions. « L’expertise et le savoir-faire ne sont pas en cause, mais le modèle économique du Crédit Foncier n’est plus adapté au marché actuel », indique-t-on chez BPCE en réponse aux questions de L'Agefi. « Aucune décision n’est prise à ce stade en ce qui concerne l’avenir du Crédit Foncier », ajoute le groupe, qui « veillera à assurer la pérennité de l’expertise historique et à mener un processus social responsable ».

Fondé en 1852 et acteur historique de l’accession au logement, le Crédit Foncier employait encore à fin mars 2.233 collaborateurs en CDI et CDD malgré plusieurs cures d’amaigrissement ces dernières années. Il n'a dégagé que 33 millions de résultat net l'an dernier, pour 3,9 milliards de fonds propres réglementaires.
 
Alexandre Garabedian le 19/06/2018 - www.agefi.fr/
                   

Coupe du monde : a-t-on le droit de regarder les matchs au bureau ?

Alors qu'un tiers des entreprises prévoient de diffuser les rencontres dans leurs locaux, un salarié peut, théoriquement, être sanctionné pour avoir regardé un matche durant ses heures de travail. Décryptage.
Paul Pogba, Antoine Griezmann et Benjamin Mendy à l'entraînement, vendredi 15 juin à Kazan
 ( AFP / BENJAMIN CREMEL )
Le coup d'envoi du Mondial a été donné jeudi 14 juin. Depuis un canapé dans un salon, dans un bar ou même au bureau, les matches vont réunir les foules. En principe, un salarié n'est pas censé s'époumoner pour son équipe nationale durant son activité professionnelle, mais la réalité est toute autre. Alors, est-ce préjudiciable pour un salarié de regarder un match au travail ?
 
"La réponse ne se trouve pas dans le code du travail mais plutôt dans le règlement intérieur de l'entreprise ou encore dans la charte des droits numériques mise en place par certains employeurs", explique Roland Pérez, avocat, sur Europe 1. Dans les faits, une tolérance existe en période de grandes rencontres sportives et rares sont les employés à demander l'autorisation à leur supérieur. C'est surtout "une question de proportion et de bon sens", détaille maître Sophie Chatagnon, avocate spécialisée en Droit du travail et de la Sécurité sociale, interrogée par LCI. "Si rien dans le code du travail n'interdit de regarder une rencontre sportive ou même une série télévisée sur le lieu de travail, il est en revanche précisé que 'la durée du travail effectif est le temps pendant lequel le salarié est à la disposition de l'employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à des occupations personnelles'." Autrement dit, les heures de travail ne doivent pas servir à des activités personnelles.
 
Il existe des précédents. "Un vigile de supermarché qui regardait un match sur un lecteur DVD pendant ses heures de service au lieu de garder les yeux sur ses caméras de surveillance a été licencié pour 'manquement au devoir de vigilance d'un vigile'. La Cour d'appel de Metz a validé ce licenciement le 20 août 2014", précise Sophie Chatagnon. En revanche, le temps de pause peut être utilisé comme chacun l'entend, à condition de ne pas déranger les collègues.
 
Utiliser des outils, comme un ordinateur ou un smartphone, appartenant à l'entreprise à des fins personnels peut également causer préjudice. Toutefois, pour la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), une interdiction totale d'utiliser Internet ne semble pas vraisemblable. "Si vous adorez le foot et voulez rester irréprochable vis-à-vis de votre employeur, demandez à poser une demi-journée ou à décaler vos horaires de travail. Et si ce n'est pas possible, demandez lui l'autorisation de regarder cinq minutes dans la journée les résultats à un moment où cela n'altérera pas votre travail", conseille enfin maître Sophie Chatagnon.

Boursorama avec AFP 15/06/2018 à 17:04

jeudi 14 juin 2018

La réduction d'effectifs s'accélère dans les banques

Les banques françaises ou étrangères installées dans l'Hexagone employaient 366.200 personnes fin 2017, en baisse de 1,2% sur une année d'après l'estimation de la Fédération bancaire française (FBF), contre -0,3% en 2016 et -0,6% en 2015.
 
Dans le détail, les banques commerciales rattachées à l'Association française des banques (AFB) employaient 196.400 personnes en fin d'année tandis que les établissements mutualistes (BPCE, caisses régionales de Crédit Agricole et Crédit mutuel) en comptaient 169.800, d'après les chiffres dévoilés mercredi. Concernant le seul périmètre AFB, la baisse des effectifs s'est accélérée en 2017 (-1,0%) par rapport à 2016 (-0,6%), mais elle reste moins prononcée qu'en 2015 (-1,2%), 2014 (-1,5%) et 2013 (-2,5%). 
 
Les démissions concernent 36% des départs de personnels en CDI, en hausse de près de 5 points sur une année, devant les départs en retraite (29,3%), les "mobilités intra-groupe" (9,9%) et les licenciements autres que pour motif économique (9,5%).
 
Dans un communiqué, les organisations patronales ont relevé qu'avec "42.200 recrutements en 2017 (+2,7% vs 2016), le secteur bancaire français est toujours un acteur dynamique du marché de l'emploi", les effectifs rattachés à la FBF représentant "1,9% de l'emploi salarié privé en France".
 
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