lundi 15 octobre 2018

BPACA : avant de partir, Dominique Garnier fait son bilan

Dominique Garnier quitte Bordeaux et BPACA pour Paris
et la direction générale de BPCE BPACA
Directeur  de la Banque Populaire du Sud-Ouest, devenue Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, Dominique Garnier vient d’être nommé à la direction générale du groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d’Épargne). 

C’est l’heure du bilan pour Dominique Garnier. Après 8 années passées à la tête de la Banque Populaire du Sud Ouest, devenue Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique (BPACA) après la fusion avec la Banque Populaire Centre Atlantique, qu’il a d’ailleurs pilotée, le directeur général regarde dans le rétroviseur avant de poursuivre, à Paris, dès le 1er décembre officiellement, l’ascension professionnelle entamée au sein de la banque il y a 35 ans.

Mais avant de partir pour Paris et de quitter "un territoire attachant qui brille par sa diversité" ce qu’il  distingue dans le rétro semble le rassurer sur le travail accompli avec l’aide de ses équipes. « Nous avons construit une banque solide. Elle était dynamique avant la fusion de 2010, mais trop petite. Il lui fallait changer de taille. Aujourd’hui, la banque BPACA que nous avons tous construite va produire cette année 90 millions d’euros de résultat une fois enlevés les 10 millions d’euros de frais de fusion du Crédit Maritime."

"Quand on a un cap, une vision…"

Des fusions justement, Dominique Garnier en a piloté quelques-unes puisque, outre le mariage avec Banque Populaire Centre Atlantique et la dernière fusion Crédit Maritime, sa banque a dû intégrer la banque Pelletier ainsi que le Crédit Commercial du Sud Ouest. "Quand on a un cap, une vision, qu’on présente un projet enthousiasmant, on a l’adhésion des collaborateurs. Si cela se passe bien avec les collaborateurs, cela se passe bien avec les clients pour lesquels nos collaborateurs sont des tiers de confiance".

La stratégie de Dominique Garnier s’est appuyée en partie sur les compétences déjà en place à son arrivée, mais aussi sur un casting d’experts issus du groupe qui ont consolidé son équipe.

Le successeur révélé le 15 octobre

"Tout est encore perfectible et il reste du travail, mais nous avons atteint un bon niveau de performance commerciale et nos outils digitaux au service de l’autonomie bancaire de nos clients ont permis à notre banque de déployer des compétences de l’accueil vers le conseil. Notre stratégie basée sur la « préférence client » porte ses fruits. Nous sommes au premier rang du groupe en indice de recommandation des clients particuliers, et au second rang pour les clients pro ».

Dans quelques jours, le projet d’entreprise Tec Care, « qui marie technologie et bienveillance » sera porté par son successeur (Ndlr. Le nom sera révélé ce lundi 15 octobre dans l’après-midi) Dominique Garnier intégrera la direction générale du Groupe BPCE. À partir du 1er décembre il pilotera l’intégration des activités d’affacturage, de crédit-bail, de crédit à la consommation… qui  ont été rachetées à Natixis. Une fois fait, il assurera la direction générale de cette nouvelle activité du groupe.

Publié le  par Pascal Rabiller - www.sudouest.fr/

Elections Professionnelles CSE à la BRED :




dimanche 14 octobre 2018

Catherine Mallet : « La banque doit aller vers le digital sans en avoir peur »

Catherine Mallet est présidente du conseil d’administration de la Banque Populaire Occitane (BPO).
Crédits : Hélène Ressayres - ToulÉco.
Depuis le mois de mai, le conseil d’administration de la Banque populaire occitane (BPO) est présidé par Catherine Mallet. Directrice financière et membre du directoire des sociétés Actia Group et Actia automotive, elle a succédé à 49 ans à André Samier.

Catherine Mallet, pourquoi avoir postulé à la fonction de présidente du conseil d’administration de la Banque Populaire Occitane ? 

En tant qu’administrateur durant trois ans et demi, j’ai découvert une autre facette de la banque, avec une équipe de direction très investie et un état d’esprit qu’on imagine conforme à celui d’une banque mutualiste. Quand le poste m’a été proposé il y a un an et demi, j’ai réfléchi aux valeurs de la Banque Populaire Occitane : une banque mutualiste, régionale, ancrée dans son territoire. Des valeurs dans lesquelles je me retrouve. Donc pourquoi ne pas accompagner ce projet à mon échelle ? Cela s’est fait naturellement…

De responsable financière et de communication chez Actia à présidente du CA de la BPO, qu’allez-vous apporter et améliorer ? 

Chez Actia, j’ai une casquette finance et communication qui permet d’enrichir la vision clients : comment faire face à la volumétrie de la réglementation bancaire ? La rendre intelligible et acceptable dans le monde de l’entreprise, etc. Je vis au quotidien les sujets de l’humain, du management, de l’intégration de nos jeunes, et de la digitalisation. La BPO est une entreprise à taille humaine comme Actia, donc je peux contribuer à la réflexion de la pérennité de l’entreprise, son évolution, l’employabilité et le bien-être des salariés… Mais c’est à double sens, je m’enrichis aussi de mon expérience au sein de la pour l’appliquer chez Actia. Nous sommes sur des sujets de partage et d’enrichissement.

La digitalisation est une question particulièrement d’actualité au sein de la BPO. Pourquoi ? 

Les banques de réseau s’appuient sur des structures où la part de digital était inexistante il y a de cela quinze ans. C’est une véritable révolution dans la méthodologie de travail et d’accompagnement. Il faut accompagner et former les personnes au digital sans en avoir peur, aller vers la digitalisation de façon intelligente en travaillant sur la reconversion ou l’employabilité des personnes. L’objectif est d’amener l’humain dans ce monde de digital. Mais l’enjeu est que les équipes soient dans l’humain avec le client et puissent l’accompagner, lui apporter des solutions et être force de proposition dans toutes les étapes de leur vie. Ce qui différencie les banques, c’est le service de proximité et la relation humaine : il faut être en capacité de bien former les personnes sur ces aspects-là. C’est encore plus important aujourd’hui car le danger est de perdre ce lien.

Comment s’inscrit la BPO dans le paysage économique régional ? 

Il y a plusieurs niveaux : la Banque Populaire Occitane est capable de s’adresser à tous types de marchés et de clients (entreprises, artisans ou professions libérales) sur tout le territoire car le maillage régional est très important. Elle s’intègre aussi dans le groupe BPCE qui possède une portée nationale et européenne. Nous sommes les acteurs du maintien d’une dynamique dans les territoires et ça, il ne faut pas le perdre. Dans la région, il est important qu’à côté de Toulouse, il y ait des villes à taille intermédiaire, comme Albi, Montauban ou Tarbes qui montrent leur dynamisme. Et qui soient capables de s’appuyer sur la métropole. 

Publié le 14 octobre 2018 à 19h33min par Philippe Font www.touleco.fr

samedi 13 octobre 2018

Blanchiment : 90% des grandes banques européennes déjà sanctionnées

« Beaucoup de ces sanctions ont eu lieu ces dernières années, indiquant que le blanchiment d'argent est devenu courant », a affirmé le cabinet Fortytwo data, qui a révélé que 18 des 20 plus grandes banques en Europe avaient déjà été sanctionnées. (Crédits : CC0 Public Domain)
Le blanchiment d'argent est un fléau généralisé et même les plus grands établissements ne sont pas irréprochables : selon un rapport britannique, 18 des 20 principales banques européennes, dont 4 françaises, ont déjà été condamnées pour des infractions en matière de lutte contre le blanchiment au cours de la dernière décennie.

L'énorme scandale qui a récemment ébranlé Danske Bank a mis un coup de projecteur sur les insuffisances de contrôle lié au blanchiment d'argent. Un problème qui n'est pas propre à la banque danoise mais touche l'ensemble du secteur bancaire européenne, à différentes échelles. Ainsi, 18 des 20 plus grandes banques européennes, soit 90% d'entre elles, ont déjà été sanctionnées pour des infractions aux dispositifs de lutte anti-blanchiment, selon une étude de la société britannique Fortytwo Data, qui commercialise des solutions anti-blanchiment à base d'intelligence artificielle.
« Beaucoup de ces sanctions ont eu lieu ces dernières années, indiquant que le blanchiment d'argent est devenu courant », affirme l'entreprise dans un communiqué. « Les récentes crises qui ont affecté ING, Danske Bank et Deutsche Bank n'ont fait que renforcer cette impression et montrent qu'aucune banque, quelle que soit sa taille, n'est immunisée contre des sanctions. »
Cela peut tout aussi bien prouver que les régulateurs sont plus sévères ou effectuent des contrôles plus fréquents des mécanismes de vérification et d'alerte mis en place.
L'étude cite aussi, parmi les plus grandes banques européennes déjà condamnées pour des manquements à la lutte contre le blanchiment au cours des dix dernières années, l'espagnole Santander ou les britanniques HSBC, Barclays, Lloyds et RBS. Au Royaume-Uni, le blanchiment d'argent a atteint 171,6 milliards d'euros par an, selon les données de l'agence britannique de lutte contre la criminalité (NCA).

Le quartet français déjà épinglé

Dans la liste, se trouvent également quatre grandes banques françaises, BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne). L'année dernière notamment, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a infligé à BNP Paribas une sanction de 10 millions d'euros pour des insuffisances importantes dans son dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, alors que Société Générale avait écopé d'une amende de 5 millions d'euros pour les mêmes raisons.
Dans son bilan annuel, Tracfin, la cellule de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, adossée à Bercy, a révélé être de plus en plus sollicitée dans la lutte contre l'argent sale pour l'année 2017, après avoir reçu près de 70.000 déclarations de soupçon (+10% sur un an et +59% par rapport à 2015). Le service de renseignement financier avait déjà enregistré une hausse sans précédent en 2016.

Vers un gendarme européen anti-blanchiment

Alors que de nombreux scandales ont éclaté depuis le début de l'année, comme celui de Danske Bank (200 milliards d'euros de transactions suspectes au travers de sa filiale estonienne entre 2007 et 2015) ou l'affaire ING, qui a coûté son poste au directeur financier, les ministres des finances de l'Union européenne ont décidé, début octobre, de renforcer les mesures contre le blanchiment, en confiant le rôle de gendarme anti-blanchiment européen à l'Autorité bancaire européenne, fondée en 2010, qui va bientôt quitter Londres pour s'installer à Paris. A l'heure actuelle, aucune entité ne supervise l'harmonisation des règles en matière de lutte contre le blanchiment dans le secteur financier européen.

  |  

mercredi 10 octobre 2018

Les néobanques ont conquis 4,4 millions de Français mais pas la rentabilité

Le compte Nickel revendique plus d'un million de comptes ouverts en France.
Boursorama est devant avec 1,5 million de clients. (Crédits : Compte Nickel)
Les banques en ligne, comme Boursorama, et autres néobanques sur de la Fintech, comme le compte Nickel, ont une part de marché de 6,5% selon une enquête de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR/Banque de France). Mais la difficulté à trouver un modèle économique pose la question de leur pérennité.

Qui a dit que la banque n'était pas un marché concurrentiel ? Les nouveaux entrants du secteur, qu'on les appelle banques en ligne - comme Boursorama ou Fortuneo apparues dans les années 2000, bien souvent comme des courtiers en ligne - ou bien "néobanques", terme plus récent appliqué aux startups de la Fintech proposant des services basiques de compte courant sur mobile (comme le compte Nickel ou Orange Bank), ont réalisé une vraie percée sur le marché français. Selon une enquête de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée, à la Banque de France) publiée ce mercredi 10 octobre, ils ont conquis 4,4 millions de clients en cumulé à fin 2017. Des chiffres qui avaient déjà été rendus publics par des professionnels du secteur mais que l'ACPR détaille et décortique.
"Les nouveaux acteurs bancaires ont progressivement réussi à s'installer dans le paysage bancaire français pourtant mature. [Ils] ont de fait gagné des parts de marché : 6,5% des Français en sont aujourd'hui clients et surtout un tiers des conquêtes clients ont été réalisées par ces nouveaux acteurs en 2017. Par leur dynamisme commercial, ils sont devenus des acteurs incontournables de la banque de détail en France", explique l'étude.
Avec leurs applications simples à utiliser et leurs offres, ils ont en effet séduit 1,3 million de clients au cours de l'année 2017, ce qui représente  33,5% des conquêtes de clients de l'année.
L'ACPR n'entre pas dans le détail mais certains chiffres sont connus : Boursorama est leader avec plus de 1,5 million de clients et Compte Nickel revendique plus d'un million de comptes ouverts. ING Direct avoisine le million de clients dont 400.000 comptes courants (le reste en livrets) tandis que Fortuneo aurait dans les 400.000 clients en France. Hello bank ! de BNP Paribas en comptait 350.000 à fin 2017 et Monabanq en aurait 310.000. Orange Bank n'a pas mis à jour les 100.000 clients recensés en mars. Si l'on regarde les seuls comptes courants, ces acteurs en auraient 3,1 millions selon l'ACPR, soit environ 3,9% du total estimé à 80 millions de comptes.
"À l'horizon fin 2020, les plans stratégiques des nouveaux acteurs bancaires tablent sur un total de 13,3 millions de clients soit un triplement du fonds de commerce en trois ans", relève l'ACPR.
A titre de comparaison, en banque de détail en France, BNP Paribas et Société Générale ont respectivement 6,7 millions et 8 millions de clients.

Des acteurs très disparates

Il s'agit cependant d'un ensemble d'acteurs disparates, dont certains présents sur le marché depuis une douzaine d'années, d'autres depuis quelques mois. Un grand nombre d'entre eux sont en fait des filiales de groupes bancaires comme les banques en ligne (Boursorama de Société Générale, ING Direct d'ING, Fortuneo de Crédit Mutuel Arkea, BforBank de Crédit Agricole, Monabanq du Crédit Mutuel CM11-CIC) ou le compte Nickel (racheté par BNP Paribas). Certains sont des marques sans personnalité juridique comme Hello bank ! de BNP Paribas et le compte C-Zam de Carrefour Banque.
Très rares sont les startups indépendantes : l'allemande N26(1,5 million de clients en Europe, dont plus de 200.000 en France) et la britannique Revolut qui revendique désormais 3 millions d'utilisateurs en Europe, dont 375.000 en France. L'ACPR a aussi inclus Orange Bank mais aussi Ma French Bank, de La Banque Postale, qui n'est pourtant pas encore lancée, mais pas Morning (ex-Payname), rachetée par la Banque Edel (Leclerc). Certains de ces acteurs n'ont pas un modèle 100% digital : c'est notamment le cas d'Orange Bank, dont l'offre est commercialisée à 60% dans les boutiques de l'opérateur, de C-Zam (coffret à acheter en hypers) et de Nickel, dont le compte s'ouvre obligatoirement chez un buraliste.

Des tarifs compétitifs, des primes, peu de revenus

En dépit de ces différences de profil, ces banques en ligne, en pleine stratégie de conquête, ont toutes "des pratiques tarifaires très compétitives, voire offensives", autrement dit des prix cassés, voire du quasi tout-gratuit. Ce qui rend leur modèle d'affaires compliqué. L'ACPR, qui a pu analyser les résultats financiers de 8 établissements sur les 12 retenus, observe que "sauf quelques rares exceptions, ces nouveaux acteurs ne sont pas parvenus à dégager un résultat net positif en 2017".
Compte Nickel affirme être rentable depuis l'an dernier, Fortuneo le serait depuis plusieurs années. En septembre dernier, Revolut a annoncé avoir dégagé en 2017 une perte de 14,8 millions de livres, supérieure à ses revenus (12,8 millions de livres, environ 14,6 millions d'euros). Boursorama a essuyé une perte de 48,8 millions l'an dernier (dont 20 millions hors éléments exceptionnels). Orange Bank a creusé ses pertes au premier semestre, à 68 millions d'euros, du fait notamment des "coûts d'acquisition des clients de la nouvelle offre bancaire et digitale" avait expliqué l'opérateur télécoms. C'est l'un des points noirs de leur modèle.
"Les offres commerciales comme les primes de bienvenue ou de parrainage peuvent en particulier constituer un poste de dépense significatif (jusqu'à 24% du PNB)", le produit net bancaire, autrement dit les revenus, note l'ACPR.
Or ces entreprises ne génèrent que de faibles revenus, "en moyenne sur sept établissements 138 euros par an et par client", indique l'étude, avec de forts écarts (Orange Bank a dégagé un PNB de 26 millions au premier semestre quand Boursorama a réalisé 160 millions d'euros de PNB l'an dernier).
"Pour l'ensemble de ces acteurs, 20% des clients rapportent systématiquement plus de 80% des revenuset pour beaucoup d'entre eux plus de 90%", soulignent les auteurs de l'étude.
Ces revenus sont en outre fortement dépendants de "la marge sur dépôt tirée des dépôts à vue et des livrets (en moyenne 55% du PNB)".

A la recherche d'un modèle d'affaire pérenne

Le régulateur observe que "dans leurs plans stratégiques, la majorité des nouveaux acteurs bancaires comptent dégager des résultats positifs en 2020". Ils espèrent atteindre "la taille critique suffisante pour amortir la base de coût liée à la mise en œuvre d'une relation bancaire" et devenir la banque principale de leurs clients, afin d'augmenter les encours et le nombre de produits vendus à chacun. L'amélioration de la rentabilité passera aussi par "une meilleure maîtrise du coût du risque" estime l'ACPR (risque de fraude surtout).
"Les établissements de l'étude qui dégagent les meilleurs résultats financiers ont également une charge de risque plus faible", remarque le gendarme bancaire.
L'ACPR pointe ainsi "les incertitudes qui pèsent sur [les] perspectives de développement" de ces nouveaux acteurs. Le groupe BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne) a d'ailleurs renoncé à lancer en France Fidor, la néobanque allemande rachetée il y a deux ans. De son côté, La Banque Postale a repoussé le lancement de sa banque mobile.
"Si les plans stratégiques de certains établissements pourraient se révéler trop ambitieux, il reste toutefois délicat de juger de projections de rentabilité pour des acteurs dont la stratégie d'innovation et de développement peut induire des transformations profondes du secteur", écrivent prudemment les auteurs de l'étude.
Le superviseur bancaire reconnaît que ces acteurs jouent un rôle d'aiguillon, sur le plan technologique et commercial, du marché, ou de laboratoire pour les grands groupes : "ils se sont imposés comme des acteurs essentiels des transformations à venir de la banque de détail." Reste à savoir s'ils seront tous encore là en 2020.


 |   | MAJ à 18h20 - www.latribune.fr/